Origines et culture
Origine et récit
Le riz hakka au lei cha est une forme traditionnelle qui transforme le lei cha hakka, boisson d’hospitalité et de convivialité, en véritable repas. Les sources montrent que, dans de nombreuses régions hakka du Guangdong, le lei cha a précisément un caractère « alimentaire » : il est consommé avec du riz, des légumes sautés, des légumineuses, du radis conservé, des cacahuètes ou de petites crevettes, formant le lei cha fan ou lei cha paofan. Des communautés hakka de Taïwan conservent elles aussi la tradition de manger le lei cha avec riz et légumes. Son socle culturel — le lei cha hakka — bénéficie d’un statut patrimonial national et d’un lien avec l’élément UNESCO, mais le plat nommé « lei cha fan » n’est pas lui-même inscrit séparément sous ce nom.
Évolution historique
L’histoire du lei cha hakka est ancienne, mais son origine précise fait l’objet de multiples légendes et reconstructions. Les données du patrimoine culturel immatériel national présentent le lei cha de Gannan comme une habitude alimentaire formée au cours des migrations et de la vie productive des Hakka, avec des liens d’évolution possibles avec les anciennes formes de bouillie au thé et de thé battu ; les histoires de Zhang Fei et du « San Sheng Tang » sont le plus souvent rapportées comme traditions et ne doivent pas être traitées comme faits certains. Pour la forme de repas appelée « lei cha fan », des recherches recensées par le Conseil des affaires hakka de Taïwan décrivent le lei cha du Guangdong comme un « lei cha de repas », précisément parce qu’il est accompagné de riz et de garnitures. Des reportages officiels de Guangzhou montrent également une table composée d’un mortier de lei cha, d’un bol de riz et de petites assiettes, puis appellent « lei cha paofan » le geste de verser la soupe dans le riz.
Contexte culturel
Le lei cha est à la fois une pratique du thé et un élément de l’hospitalité hakka, des mariages et fêtes, des relations de voisinage et du quotidien familial. La technique du lei cha hakka de Gannan a été inscrite en 2014 au patrimoine culturel immatériel national chinois, puis intégrée en 2022 à l’élément « Techniques traditionnelles de transformation du thé et pratiques sociales associées en Chine » inscrit sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO. Le lei cha fan transforme cette culture partagée en repas principal : chacun prend du riz, choisit ses garnitures, puis ajoute la soupe avant de manger ensemble.
Usages régionaux
Dans l’est et le nord du Guangdong, les sources décrivent souvent une soupe obtenue avec thé vert, cacahuètes, sésame noir et xianghuacai, accompagnée de riz, haricots longs, chou, laitue, petites crevettes et radis conservé. Dans les restaurants hakka contemporains de Guangzhou peuvent s’ajouter haricots azuki, légumes salés, radis séché et cacahuètes grillées. À Taïwan, des familles hakka utilisent thé vert, sésame noir ou blanc, cacahuètes et coriandre ou basilic, servis avec riz sauté ou céréales, tofu et légumes. À Gannan, le lei cha peut inclure feuilles fraîches de thé, riz gluant, sésame, soja, cacahuète, sel et herbes locales. Les écarts sont trop grands pour qu’une liste unique définisse tous les lei cha fan.
Notes de création
Les récits du « San Sheng Tang » ou de Zhang Fei soignant ses troupes appartiennent aux légendes très répandues sur l’origine du lei cha et sont généralement introduits par les sources culturelles officielles comme des traditions rapportées. Ils peuvent être présentés comme folklore, mais non comme preuve qu’un personnage historique précis aurait inventé le lei cha fan.
Conversations autour du thé
Les amateurs de thé du monde entier se retrouvent autour d’une tasse.
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