Jianyang s’enorgueillit d’une prestigieuse culture du thé sous la dynastie Song, marquée par l’influence des thés d’hommage des jardins impériaux de Beiyuan et la renommée des bols en céramique Jianzhan. Certains récits locaux font remonter le Xiaobaicha aux thés de tribut des Song. Toutefois, en ce qui concerne le procédé moderne du thé blanc sans torréfaction de fixation ni roulage, centré sur le flétrissage et le séchage, les repères historiques les plus solides proviennent de recherches contemporaines. Un dossier thématique du gouvernement provincial du Fujian publié en 2025 s’appuie sur les travaux d’historiens locaux pour dater la création du Xiaobaicha moderne autour de 1772, lorsque la famille Xiao du village de Nankeng à Zhangdun entreprit de sécher et flétrir à mi-soleil et mi-ombre les jeunes pousses de Caicha. Au XXe siècle, le thé blanc de Jianyang connut un essor remarquable à l’exportation vers les diasporas d’Asie du Sud-Est, avant de traverser une période de déclin, puis de renaître grâce à la préservation des populations locales, à la normalisation et à la valorisation de marque. La documentation conserve ainsi à la fois la mémoire culturelle des Song et l’émergence technique du procédé au XVIIIe siècle, sans les amalgamer.
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